GÉRARD GIACHI

Around the World, Across the World

22 février > 29 mars 2003


Gérard Giachi - puits
Photographie : Marc Parronchi


Vernissage le 22 février de 17 à 22 heures
Intervention de Bertrand Daurat et Reuter & Belter (Plastic Passion)


live/labo/performances : consulter l'évolution du site
gerard@giachi.com / 06 70 20 55 81

GALERIE CLAUDE DORVAL
22, rue Keller, 75011 Paris - Tél : 01 48 06 35 67 / Fax : 01 48 06 25 58
Du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures et sur rendez-vous

Gérard Giachi - cam

Exposition organisée avec l'aide de Violetta Liagatchev, Michel Engel et O-ZI



Plasticien, programmeur, Gérard Giachi a très vite choisi la vidéo comme médium. Et la performance pour réaliser les images. Pour lui, pas d’œuvre possible sans expérience. L’art doit être vivant. Doit vibrer. Chacune de ses productions est un organisme qui s’hybride et mute pour échapper à une norme anthropophage qui, dans sa quête de progrès archéo-libéral, développe son propre système d’autodéfense. Marchande l’identité pour en faire de l’identifiable. Anarchiste solaire, Gérard Giachi élabore des projets qui réfutent l’idée de personne jouant le jeu de l’hypocrisie sociale. Celle de sujet aussi, par essence fabriqué pour souscrire. Il refuse la règle de l’isolement normatif. Ses machines sont des machinations tribales. Elles explorent les restes de la conscience humaine.
1986/2000,
Around the World, Across the World : un puit sans fond d’images volées sur le net en live. Pas de tri. Toutes les images. Celles qui surveillent, bercent, rassurent, choquent. Elles défilent, sans fin. Le grand jeu du petit artiste contemporain (1), 1997 : des premiers pas à la reconnaissance internationale, le parcours du parfait petit artiste résumé en un jeu vidéo, comme on en trouve dans tous les bars. 1998. Autoportrait  : mon temps m’appartient. Un autoportrait en forme de vanité réalisé à la manière d’un biologiste filmant en temps réel une fleur de sa sortie de terre à son éclosion. Claude/Belsunce (2), 2002 : scène de rue, de passage. En léger décalé, venues d’ailleurs, les images superposées d’un danseur qui chute, se lève, vrille, et retourne à terre.
Le fil rouge de ces quatre pièces ? Elles célèbrent les passions, mettent en jeu la fragilité de l’individu. Sa part irréductible. Ces installations ne rejouent jamais le même scénario. Elles sont programmées pour exalter l’éphémère. Instituantes, elles rappellent qu’il n’y a jamais eu et n’aura jamais de société purement fonctionnelle.

Francis Cossu, février 2003

  1. Avec une musique originale de Suspifun.
  2. Claude Aymon est le danseur, avec une composition du ”Kintet” de Bertrand Daurat.

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